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Juin 2009. La construction des 12 chambres pouvant loger 24 jeunes s’est terminée

La construction des 12 chambres pouvant loger 24 jeunes s’est terminée à la fin de mai 2009. On a noté de nombreux retards afin de terminer les travaux, ce qui semble normal au Pérou! Par contre, la construction est d’une bonne qualité et les lieux sont accueillants.
Ce pavillon a été inauguré le 19 mai en présence du père Alain, de tous les jeunes, de quelques bénévoles et invités; il se nomme « Pavillon Fondation Formons une Famille ». Merci à cette fondation québécoise pour son aide. Cet investissement important de la part de cette fondation changera les conditions d’hébergement des jeunes et leur donnera des conditions de vie meilleures.
Les chambres qui sont maintenant construites remplacent d’autres chambres qui n’étaient pas adéquates; certaines de celles-ci étaient même dangereuses en cas de tremblement de terre. Cette nouvelle construction peut résister à des tremblements de terre majeurs et pourrait même supporter un ou deux autres étages. Les jeunes ont commencé à y aménager depuis peu et nous espérons pouvoir meubler les autres chambres sous peu.
En terminant, un gros merci à Jean-Baptiste, pour avoir fait un don permettant de meubler six de ces chambres et de défrayer les coûts d’aménagement d’une cour intérieure.

Mars 2010. L’invasion franco-québécoise

Plusieurs bénévoles sont arrivés à la Casa Hogar cette année, et ce à partir de septembre 2009. Simon est arrivé le premier (il y passe 7 mois), puis Élise et Richard (six mois) et par la suite Geneviève (1 an), Mario (2 mois), Shireen (2 mois), et Guillaume (2 mois). Ceux-ci aident aux activités de levée de fonds et permettent de donner certains services qui n’étaient pas offerts aux jeunes en plus d’effectuer certains travaux de rénovation. Nous espérons pouvoir continuer d’accueillir d’autres bénévoles, et ce, pendant tous les mois de l’année.

Mars 2010. Un rêve qui va devenir réalité?

Nous projetions depuis plusieurs années de construire un atelier polyvalent d’insertion au travail afin d’aider des jeunes incapables de suivre une formation traditionnelle et qui ne peuvent terminer leur secondaire. On nous a récemment promis un terrain de 4,000 mètres carrés situé à proximité de la Casa Hogar afin de construire cet atelier. Nous avons effectué des demandes de financement et nous espérons que la construction pourra débuter prochainement.

Mars 2010. Notre nouveau voisin

Le terrain contigu au centre a été vendu récemment. Alors que ce terrain doit normalement être utilisé uniquement à des fins de construction résidentielle, nous constatons que le nouveau propriétaire veut y construire un site d’abattage de poulets. Nous avons dû embaucher un avocat et faire des dons (…) à diverses personnes pour que cesse cette construction qui nous paraît illégale. Le tout s’effectuait en l’absence de plans et de la supervision requise. Même si nous avons pu faire arrêter les travaux et fait imposer une amende à notre nouveau voisin, celui-ci a payé afin de pouvoir reprendre la construction. On constate qu’il veut opérer sans permis et il espère ou sait (…) qu’après avoir opéré ainsi pendant une certaine période, on en viendra à l’oublier! Il faut dire que ce site d’abattage de poulets représente des risques pour la santé des jeunes et de la population des environs.

Mars 2010. De nouveaux enfants à parrainer!

Roy, Josue et Wilber M. sont arrivés au centre il y a peu de temps. Josué (5 ans) est un jeune souriant qui n’avait visiblement pas fait l’objet de beaucoup de stimulation et d’attention. Il ne connaissait pas l’eau chaude et il aime bien prendre sa douche… à l’eau chaude! Roy (6 ans) est un jeune vif d’esprit, intelligent, très sociable qui est apprécié du groupe. Il est un cousin de Moises et nous est arrivé le jour où la mère de ce dernier est partie du foyer avec son fils, sans le dire. Wilber M. (7 ans) est un jeune très agréable, timide, et son adaptation au centre se fait très lentement. Il fait des efforts sur le plan scolaire. Un autre jeune devrait arriver dans quelques mois. Nous voyons qu’il est toujours difficile de refuser l’admission de jeunes qui ont besoin d’un milieu de vie protégé.

Avril 2011. La réparation d’un véhicule et l’achat d’un autre véhicule

Pendant toute l’année 2010, nous éprouvé divers problèmes avec les véhicules que nous utilisons quotidiennement. La « combi » rouge qui a plus de 25 ans n’était plus fiable et était même dangereuse. Les réparations étaient coûteuses, fréquentes et nous perdions ainsi un temps dans divers garages afin de tenter de le faire réparer. Nous avons finalement fait réparer une autre « combi » bleue que nous n’utilisions plus depuis deux ans. Ces réparations ont été plus ou moins bien effectuées et ce camion n’est pas entièrement fiable. Or, récemment, nous avons reçu des dons inattendus de la part de deux organisations, soit Un enfant au Pérou et la Fondation formons une famille, ce qui permettait l’achat d’un véhicule neuf. Afin d’économiser le coût de taxes, nous avons fait cet achat par le biais de l’archevêché d’Arequipa. Or, ces procédures s’avèrent parfois laborieuses et cinq mois plus tard, nous attendons toujours le véhicule. Il devrait vraisemblablement parvenir au centre en mai prochain.

Mai 2011. L'arrivée de Juan

Plusieurs jeunes ont intégré le centre pendant les derniers mois. Un tribunal de la famille, sur la recommandation d’une travailleuse sociale, nous a référé deux frères qui vivaient dans la rue, Marco et Juan. Ceux-ci nous avaient été décrits comme des enfants ne présentant pas de problème spécifique. Lors de leur arrivée au centre, ils avaient faim et étaient sales. Nous avons alors constaté que Juan ne parlait pas et qu’il présentait un retard de développement. Il nécessite des soins et un suivi spécialisés qu’il est difficile de lui fournir entièrement. Par contre, nous avons constaté qu’il n’aurait pas nécessairement de meilleurs soins dans des centres spécialisés (qui manquent d’espace) et qu’on l’y accueillerait pour une période assez courte. Nous pensons donc le garder au centre. Juan nécessite beaucoup d’attention et de stimulation. Nous l’avons inscrit dans un centre spécialisé Bichito de luz, de 8 h 00 à 13h 00. Nous essayons de le stimuler et de lui montrer diverses choses. Il est attachant, il apprend très lentement et est devenu un peu le centre d’intérêt du centre. Tous les autres jeunes s’en occupent un peu. C’est un rayon de soleil.
Nous savons que la décision de le garder au centre peut sembler questionnable. Par contre, on ne pouvait l’abandonner à son sort ou l’envoyer dans un autre centre qui l’aurait envoyé vivre à nouveau dans la rue dans peu de temps.

Les Projets

Travaux de rénovation

La maison a besoin de travaux de rénovation et d’entretien. D’une manière prioritaire, il faudrait rénover une chambre de bains ainsi que certaines parties de l’infrastructure de la maison, faire l’achat et l’installation d’un nouveau portail d’entrée, acheter et procéder à la pose de deux chauffe-eau solaires, repeindre certaines parties de la maison, et refaire le mur périmétrique visant à assurer une meilleure protection des lieux.

Financement des études

Lorsqu’ils sont admis au centre, les jeunes n’ont souvent jamais fréquenté l’école et présentent parfois certains déficits. Ils peuvent difficilement fréquenter les écoles de l’État qui ont peu de moyens, comportent un nombre élevé d’élèves dans chaque classe et où l’on « oublie » les jeunes ayant des besoins spécifiques. Pour cette raison, nous avons fait le choix de maintenir les plus jeunes (qui ont entre 6 et 12 ans) dans une école primaire où l’encadrement est meilleur.
Le coût des études est élevé et nous constatons que nous aurons des difficultés à continuer d’assumer le financement des études. Un organisme européen a cessé de nous aider en ce sens et le financement principal de la Fondation Formons une Famille cessera en 2011. En conséquence, nous devons parfois, en ce qui a trait aux études supérieures, orienter des jeunes vers des études plus économiques, ce que nous trouvons fort dommage.

Création d'un atelier polyvalent d’insertion au travail

L’idée de création d’un atelier polyvalent afin d’accompagner des adolescents ou jeunes adultes du foyer, ainsi que d’autres jeunes des environs, dans leurs premières expériences professionnelles, ne date pas d’hier. Nous devrions recevoir prochainement de la municipalité de Cerro Colorado un terrain de 4,000 mètres carrés afin d’y construire ce centre de formation destiné aux jeunes pouvant difficilement suivre une formation « traditionnelle » et qui sont incapables de terminer leurs études secondaires. Cet atelier polyvalent d’insertion au travail pourrait par exemple être destiné à des activités de menuiserie, d’artisanat, d’informatique ou de cuisine.
Des projets de financement ont été soumis à de nombreux organismes et nous espérons que la construction pourra débuter dans quelques mois. Nous devrons par la suite voir à la mise sur pied et au fonctionnement de cet atelier de formation. À cette fin, nous avons un besoin urgent de fonds.

Création d'un centre d'accueil pour adolescents

Maintenant que la maison fonctionne et que les enfants s’y sentent bien, le Père Alain Marie aimerait créer un nouveau centre d’accueil pour des adolescents de plus de 12 ans. Ce centre pourrait loger quelques jeunes fréquentant un centre de formation qui devrait vraisemblablement ouvrir ses portes d’ici un an ou deux. La tâche est difficile et nécessite beaucoup de temps et de préparation. Néanmoins, il est important de pouvoir tendre la main à ces jeunes, livrés à eux même dans les rues d’Arequipa, afin de leur donner les clefs d’un avenir meilleur. Ce projet requiert l’apport de ressources matérielles, financières mais aussi humaines. Pour que ce projet voie le jour, il faut trouver le financement nécessaire pour la construction. Ce centre pourrait s’intégrer à l’Institut de formation que nous souhaitons mettre sur pied d’ici peu.
Avant de lancer ce projet, il faudra que nous soyons sûrs de trouver la personne ou le couple adéquat capable de s’en occuper, car le Père Alain Marie ne pourra prendre en charge ces deux maisons.

Embauche de personnel

Trois personnes des environs viennent aider le père Alain quelques heures par semaine. Une première s’occupe de la supervision de la période d’études, une seconde de l’entretien et une troisième l’aide dans la vie quotidienne du centre. Le père Alain a un emploi du temps fort rempli, puisqu’il est en charge d’une paroisse de près de 12 communautés, qui doivent bénéficier de services liturgiques autant pendant la semaine que les samedis et dimanches.
Les jeunes de la Casa Hogar ont besoin de vivre à l’intérieur de structures très bien définies, et le père Alain ne peut tout faire seul. Il a besoin d’aide, notamment pour la préparation des repas, l’entretien de la maison, mais aussi pour assurer une présence psychologique face aux enfants et maintenir des liens avec d’autres organismes. L’embauche de personnel constitue donc une priorité, d’autant plus que les lois péruviennes ont défini certaines normes de fonctionnement pour chaque institution travaillant dans ce domaine d’activité. Le cuisinier et la personne responsable des finances ont cessé d’effectuer leur travail il y a peu de temps, ce qui est compensé par l’arrivée de bénévoles. Cependant, il faudra prioritairement procéder à l’embauche de personnel, tout en sachant que les salaires payés ne permettent pas toujours d’obtenir un personnel stable et motivé.

Maintenir et renforcer le réseau d’entraide de la Casa Hogar

Le père Alain est d’origine française, et il a su créer et maintenir un réseau de personnes et d’organismes lui venant en aide. Ce réseau a surtout ses racines dans le Nord Ouest de la France. Or, le financement de ces associations est difficile à obtenir, et le réseau éprouve des difficultés à attirer de nouveaux bénévoles et à maintenir le niveau actuel de financement. Un organisme français, Un enfant au Pérou, semble vouloir aider le centre et y envoyer des bénévoles. Par ailleurs, depuis quelques années, un réseau québécois est en voie de se consolider.
Ces bénévoles ou réseaux peuvent faire parvenir des fonds et parrainer des jeunes. Or, il est également important que des jeunes (…) et des moins jeunes visitent la Casa Hogar, qu’ils voient comment les dons sont utilisés et qu’ils se rendent compte de la dynamique existante en Amérique du Sud. Nous comptons également sur l’appui de gens qui peuvent aider à effectuer divers travaux d’entretien ou de peinture, de mécanique, aider à réparer les vieilles bicyclettes, etc. Les jeunes apprécient toujours énormément le fait que d’autres puissent les aider à faire leurs devoirs, qu’on leur apporte des vêtements, qu’on puisse aider à préparer des plats différents ou seulement leur offrir une présence adulte.